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Plaques à induction bientôt dépassées : ce mode de cuisson que tout le monde adopte sera presque le seul en 2027

En bref

Les plaques à induction classiques font face à une concurrence croissante des plaques invisibles sous grès cérame et d'un retour au gaz, mais restent dominantes sur le marché mondial malgré des critiques sur leur fragilité et leur réparabilité.

Trois points à retenir

  1. Les plaques de cuisson invisibles sous grès cérame coûtent environ 4 000 € pour le dispositif seul, avec un projet complet pouvant atteindre 12 000 €.
  2. Le retour au gaz séduit les passionnés de cuisine pour son contrôle visuel immédiat et sa compatibilité avec tous les récipients, malgré une consommation énergétique supérieure.
  3. L'induction chauffe deux fois plus vite que les plaques vitrocéramiques avec une consommation pouvant être réduite jusqu'à 50 %.

La réponse en bref

Non, les plaques à induction ne seront pas dépassées en 2027. Elles continuent de dominer largement le marché mondial et devraient équiper la grande majorité des foyers, bien que des alternatives comme les plaques invisibles et le retour au gaz gagnent du terrain dans certains segments.

Des cuisines qui changent de visage

Dans les showrooms spécialisés, quelque chose attire l’œil : des plans de travail entièrement lisses, sans la traditionnelle surface noire aux zones rondes. À la place, des brûleurs, ou parfois… rien de visible du tout. Cette évolution alimente une question que beaucoup se posent aujourd’hui — les plaques à induction sont-elles vraiment en train de devenir obsolètes ? Entre tendances émergentes et véritables ruptures technologiques, faut-il encore miser sur ce type de cuisson pour une cuisine conçue en 2027 ?

La réponse nuancée s’impose d’emblée. Ces équipements continuent de dominer largement le marché mondial. Le média espagnol OkDiario le rappelle clairement : « Les plaques à induction restent les vedettes dans les cuisines de la moitié de l’Espagne et du monde, mais certains experts ont averti de nouvelles tendances qui arrivent en 2026 et qui passent par un retour aux feux historiques qui ont été en vigueur pendant des années dans les foyers de toutes les parties du monde. » Ce mouvement ne touche pas tous les profils d’acheteurs de la même façon, ni les mêmes budgets.

Pourquoi parle-t-on de plaques à induction obsolètes pour 2027 ?

Pour plusieurs spécialistes de l’électroménager, le terme « obsolète » cible avant tout les modèles classiques : grande surface vitrifiée noire, zones fixes, commandes entièrement tactiles et électronique difficilement réparable. Dans un article pour Ideal Home relayé par OkDiario, la journaliste Holly Walsh décrit un engouement croissant pour le retour au gaz et aux flammes visibles, alimenté par les petites frustrations accumulées au quotidien.

Elle identifie plusieurs points de friction concrets : des vitres qui se fissurent au moindre choc et imposent parfois le remplacement complet de l’appareil, des capteurs tactiles qui se bloquent en cas de débordement, des casseroles incompatibles, ou encore des bips incessants. Dans ce contexte, le droit à la réparation adopté par l’Union européenne en 2024 — attendu en application vers 2026 — pourrait encore fragiliser l’attractivité de ces modèles monobloc si leurs pièces restent difficiles d’accès.

Plaque de cuisson invisible ou gaz : l’option qui séduit le plus

Dans les cuisines neuves haut de gamme, une nouveauté s’impose progressivement : la plaque de cuisson invisible. Le principe repose sur des inducteurs dissimulés sous un plan en grès cérame d’environ 20 millimètres, sans aucune découpe apparente. Le plan reste continu, et les zones de chauffe sont simplement repérées en surface. Les publications spécialisées évoquent un coût avoisinant les 4 000 € pour le seul dispositif, un projet complet pouvant grimper jusqu’à 12 000 €.

Un second courant attire les passionnés de cuisine : celui du retour au gaz, parfois en combiné gaz et induction. La flamme offre un contrôle visuel immédiat, accepte tous les types de récipients, permet de flamber les préparations et supporte sans difficulté les grandes marmites. Cette option implique toutefois une ventilation adaptée, un réseau de gaz actif ou des bouteilles, ainsi qu’une consommation énergétique supérieure à celle de l’induction.

Bien choisir sa table de cuisson avant 2027

Malgré les critiques, OkDiario souligne également les atouts toujours valables de l’induction : « Il est démontré que les plaques à induction chauffent deux fois plus vite que les plaques vitrocéramiques avec une consommation moindre qui peut aller jusqu’à 50 %. » La surface se refroidit rapidement, la chaleur se concentre directement sous le récipient, et le risque d’incendie est significativement réduit. Le marché reflète cette diversité : on trouve des modèles portables dès 50 €, tandis que certaines références encastrables dépassent 1 400 €.

Pour un achat envisagé d’ici 2027, l’enjeu n’est pas tant de fuir l’induction que de sélectionner un modèle durable et réparable. La Commission européenne estime que les produits impossibles à réparer génèrent environ 35 millions de tonnes de déchets par an et coûtent 12 milliards d’euros aux consommateurs. L’indice de réparabilité, déjà affiché sur certains appareils, constitue un repère précieux pour identifier les plaques dont les pièces resteront disponibles plusieurs années.

En pratique, la logique s’organise assez clairement : l’induction sous plan s’adresse aux cuisines au design soigné, le gaz ou l’hybride aux cuisiniers les plus exigeants, tandis qu’une table de cuisson à induction classique mais réparable devrait continuer d’équiper la grande majorité des foyers dans les années à venir.