En bref
Certaines communes françaises proposent du bois de chauffage à partir de 7 euros le stère via l'affouage, un dispositif ancien permettant aux habitants de zones forestières d'accéder à du bois communal à prix réduit, avec des inscriptions se terminant fin octobre dans plusieurs mairies.
Trois points à retenir
- L'affouage permet d'obtenir du bois de chauffage entre 7 et 13 euros le stère selon les communes, avec des inscriptions limitées jusqu'au 23 ou 30 octobre 2026
- Les bénéficiaires doivent souvent abattre, couper et transporter eux-mêmes le bois, qui nécessite un séchage prolongé avant utilisation
- Le chèque énergie de 48 à 277 euros et les aides locales (CAF, CCAS, FSL) constituent des alternatives pour financer l'achat de bois de chauffage
La réponse en bref
L'affouage est un dispositif communal permettant d'acheter du bois de chauffage à partir de 7 euros le stère dans certaines communes forestières, mais les inscriptions se terminent fin octobre et le bois doit être coupé et séché par les bénéficiaires eux-mêmes.
Un bois de chauffage à prix cassé grâce à une pratique peu connue proposée par certaines mairies
Le froid revient, et avec lui la question du budget chauffage. Pour les propriétaires d’un poêle ou d’une cheminée, constituer ses réserves de bois représente souvent une dépense conséquente. Entre le prix des bûches, la livraison et les volumes nécessaires pour tenir tout l’hiver, la facture peut s’envoler rapidement. Pourtant, une solution méconnue permet dans certains cas d’obtenir du bois pour quelques euros seulement.
Certaines communes françaises mettent du bois à disposition de leurs habitants à partir de 7 euros le stère, via un mécanisme appelé l’affouage. Ce dispositif s’adresse principalement aux résidents des zones forestières et implique le respect de conditions précises. Pour ceux qui n’y ont pas accès, d’autres aides financières permettent également d’alléger les dépenses liées au chauffage.
L’affouage : cette astuce de mairie qui fait chuter le prix du stère de bois
L’affouage est une pratique ancienne qui remonte au Moyen Âge. Elle autorise les municipalités possédant des forêts communales à réserver une partie du bois issu des coupes forestières au profit de leurs habitants, en échange d’une participation financière généralement très modeste. L’Office national des forêts (ONF) souligne que ce dispositif reste particulièrement présent dans le nord-est de la France, là où les forêts communales sont les plus nombreuses.
Il est important de le préciser : l’affouage ne permet pas de ramasser librement du bois en forêt. Seules les parcelles et les coupes expressément désignées par la commune sont accessibles aux bénéficiaires.
Les tarifs pratiqués peuvent être très attractifs. Pour la campagne 2026-2027 :
- Courtelevant, dans le Territoire de Belfort, propose certaines essences à 7 euros le stère, et d’autres à 12 euros.
- Arcey, dans le Doubs, affiche un tarif de 8,50 euros le stère.
- Pagny-sur-Moselle, en Meurthe-et-Moselle, facture le stère à 13 euros.
Ces prix sont fixés localement et ne constituent pas un tarif national unifié. Les délais d’inscription sont également limités : à Courtelevant, les inscriptions se terminent le 23 octobre 2026, tandis qu’à Arcey et Pagny-sur-Moselle, les habitants ont jusqu’au 30 octobre pour déposer leur demande.
Affouage communal : comment s’inscrire pour obtenir du bois à petit prix ?
Pour savoir si votre commune pratique l’affouage, le premier geste est de contacter votre mairie ou de consulter son site Internet. Les critères d’attribution varient d’une municipalité à l’autre : certaines réservent le dispositif aux résidents permanents, exigent un justificatif de domicile ou plafonnent la quantité attribuée par foyer.
Selon l’ONF, les lots peuvent être répartis par tirage au sort, et les tarifs ainsi que les modalités d’exploitation sont définis par le conseil municipal. Il vaut donc mieux se renseigner tôt, car les campagnes d’inscription démarrent parfois dès l’automne.
Avant de s’engager, il est essentiel de vérifier dans quel état le bois sera remis. Dans certaines communes, les bénéficiaires doivent eux-mêmes abattre, couper, fendre et transporter les arbres ou branches attribués. Cela implique de disposer du matériel adapté, de respecter les consignes de sécurité et de prévoir un espace de stockage approprié.
Autre point à ne pas négliger : le bois fraîchement coupé ne peut pas être brûlé immédiatement. Il doit sécher suffisamment longtemps pour atteindre un taux d’humidité compatible avec une utilisation en chauffage. Un stère obtenu à très bas prix peut donc représenter une excellente économie sur le long terme, mais pas forcément une solution pour se chauffer dès cet hiver.
Chèque énergie, CAF, aides locales : les autres solutions pour payer son bois moins cher
Si votre commune ne propose pas d’affouage, le chèque énergie constitue une alternative intéressante pour les ménages modestes. En 2026, son montant varie entre 48 et 277 euros, selon les revenus et la composition du foyer. Cette aide peut être utilisée pour régler une facture de bois auprès d’un professionnel qui accepte ce mode de paiement.
Les bénéficiaires identifiés automatiquement ont reçu leur chèque à partir d’avril 2026. Si vous pensez remplir les conditions sans l’avoir reçu, une demande reste possible jusqu’au 31 décembre 2026 sur le site officiel du chèque énergie. Inutile d’attendre la fin de la saison froide pour vérifier vos droits.
D’autres dispositifs peuvent venir compléter cette aide :
- Certaines caisses d’allocations familiales (CAF) proposent, selon le département et les ressources du foyer, des prêts ou des aides pour l’achat de combustible. Dans l’Oise, par exemple, la CAF prévoit un prêt sans intérêt pouvant atteindre 1 500 euros pour financer du bois ou des granulés, sous conditions.
- Les familles en difficulté peuvent contacter leur centre communal d’action sociale (CCAS) ou les services sociaux du département pour se renseigner sur les aides locales et le Fonds de solidarité pour le logement (FSL), dont les conditions varient selon le territoire.
- Les propriétaires souhaitant remplacer un équipement peu performant peuvent se tourner vers MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie (CEE) ou le Fonds Air Bois, lorsqu’ils sont disponibles. Ces aides financent les travaux et non l’achat des bûches, mais permettent de réduire durablement la consommation de bois sur le long terme.


