Aksaray Kebab

Des conseils utiles, de la cuisine à la maison

Bien-être

J’ai cherché ma rue sur un site gratuit — en cliquant sur la parcelle voisine, j’ai vu ce que mon voisin avait vraiment payé

AI-illustration

En bref

La base DVF, accessible gratuitement en ligne, permet de consulter les prix réels des transactions immobilières enregistrées par les notaires en France sur les cinq dernières années, parcelle par parcelle.

Trois points à retenir

  1. Les portails app.dvf.etalab.gouv.fr et explore.data.gouv.fr/immobilier donnent accès sans inscription aux prix réels payés, contrairement aux annonces qui reflètent les espoirs des vendeurs.
  2. Selon l'indice Notaires-Insee de septembre 2026, les prix des logements anciens ont reculé de 0,8 % sur douze mois, avec une baisse de 1,3 % pour les maisons.
  3. La base ne précise ni l'étage des appartements ni l'état du bien, et exclut l'Alsace, la Moselle et Mayotte en raison de régimes fonciers spécifiques.

La réponse en bref

Oui, la base DVF permet de voir le prix réel payé par un voisin en cliquant sur sa parcelle, sans révéler son identité. Cette information aide à ajuster son estimation ou sa négociation en se basant sur des montants effectivement versés, plus fiables que les prix d'annonce.

J’ai cherché ma rue sur un site gratuit — en cliquant sur la parcelle voisine, j’ai vu ce que mon voisin avait vraiment payé

Un clic sur la parcelle d’à côté révèle le montant exact versé par votre voisin pour sa maison, une information qui change tout quand on veut estimer son propre bien.

Il était 22 h 30 un mardi soir lorsque Nathalie, employée à Nantes, a tapé le nom de sa rue dans la barre de recherche d’un site qu’une collègue lui avait mentionné à la pause-café. Elle voulait simplement vérifier si sa maison valait autant que ce qu’elle avait lu dans les annonces du quartier. Deux clics plus tard, elle fixait l’écran, bouche bée : la parcelle juste à côté de la sienne, celle du voisin qui avait déménagé l’an dernier, affichait un prix de vente réel — 267 000 €, pas les 295 000 € qu’elle croyait. Pourquoi cette différence ? Et surtout, pourquoi personne ne lui en avait parlé avant ?

Qu’est-ce que cette base de données gratuite qui révèle les vrais prix ?

La base DVF, pour demandes de valeurs foncières, compile toutes les transactions immobilières enregistrées par les notaires en France. Produite par la Direction générale des Finances publiques, elle rend publics les prix inscrits dans les actes authentiques, parcelle par parcelle, avec la date de vente, l’adresse exacte, le type de bien et sa surface. Aucune identité d’acheteur ou de vendeur n’apparaît, la vie privée restant protégée.

Deux portails officiels donnent accès à ces données sans inscription ni frais : app.dvf.etalab.gouv.fr et explore.data.gouv.fr/immobilier. La base couvre les cinq dernières années de ventes et reçoit une mise à jour semestrielle. La dernière, en octobre 2026, intègre les transactions du premier semestre de l’année.

Un détail important : l’Alsace, la Moselle et Mayotte ne figurent pas dans cette base en raison d’un régime foncier spécifique, et l’étage d’un appartement n’est jamais précisé.

  • Accès gratuit et immédiat, sans création de compte
  • Historique sur cinq ans glissants
  • Prix réels tirés des actes notariés, pas des annonces
  • Mise à jour deux fois par an par l’administration fiscale

Comment consulter en trois clics le prix payé par son voisin ?

L’interface de l’application DVF est conçue pour être utilisée par n’importe qui, même sans bagage technique. Il suffit de taper une adresse dans la barre de recherche ou de zoomer sur la carte interactive jusqu’à repérer sa rue, puis sa propre parcelle. Chaque bien vendu est signalé par une pastille cliquable qui ouvre une fenêtre avec le détail complet : date de transaction, montant exact, surface et catégorie du logement.

En quelques secondes, un clic sur la parcelle d’à côté dévoile ce que le voisin a réellement versé, sans approximation. Cette transparence permet une comparaison directe avec son propre bien, en tenant compte de critères similaires comme la surface ou la configuration du logement.

Pour des besoins plus pointus, notamment en cas de succession ou de déclaration fiscale, l’outil Patrim constitue une alternative complémentaire. Accessible depuis l’espace personnel sur impots.gouv.fr, il propose des recherches de transactions comparables pour affiner l’évaluation d’un bien avant une déclaration.

Pourquoi ces montants réels valent-ils mieux que les prix affichés ?

Les prix dans les annonces immobilières reflètent les espoirs des vendeurs, pas la réalité du marché. Entre le montant affiché et le prix final négocié, l’écart atteint souvent plusieurs milliers d’euros, voire plus, sans que l’acheteur potentiel ne le sache avant la signature chez le notaire.

Les données DVF, elles, correspondent aux sommes effectivement versées et inscrites dans les actes authentiques.

Cette précision prend tout son sens dans un marché en recul. Selon l’indice Notaires-Insee publié en septembre 2026, les prix des logements anciens ont reculé de 1,0 % au deuxième trimestre de l’année. Sur douze mois, la baisse atteint 0,8 %, avec un repli plus marqué pour les maisons à hauteur de 1,3 %, contre seulement 0,1 % pour les appartements.

  • 958 000 transactions de logements anciens enregistrées entre juillet 2025 et juin 2026
  • Baisse de 1,3 % pour les maisons sur un an
  • Recul de 0,1 % pour les appartements sur la même période

Dans quel contexte de marché ces informations deviennent-elles indispensables ?

Le marché immobilier français traverse une phase de correction modérée mais continue. Les volumes de transactions restent soutenus — près d’un million de ventes de logements anciens sur douze mois —, mais les prix reculent progressivement. Dans ce contexte, se fier aux seuls prix d’annonce expose à des déconvenues.

Un propriétaire qui souhaite vendre sans connaître les prix réels pratiqués dans sa rue risque de surestimer son bien et de le voir stagner sur le marché pendant des mois. À l’inverse, un acheteur mal informé peut se retrouver à surpayer un bien alors que les transactions récentes dans le quartier montrent une tendance à la baisse.

Consulter les données DVF avant toute estimation, toute négociation ou toute décision d’achat reste le réflexe le plus fiable. Croiser les annonces en ligne avec les montants réellement payés permet d’ajuster ses attentes au plus près de la réalité du terrain, plutôt que de se fier à des prix d’annonce parfois déconnectés des tendances actuelles.

Quelles sont les limites de cet outil qu’il faut garder en tête ?

Même si la base DVF offre une transparence inédite, elle comporte quelques angles morts. L’étage d’un appartement n’apparaît jamais, ce qui peut fausser les comparaisons dans les immeubles où un rez-de-chaussée vaut bien moins qu’un dernier étage avec terrasse. L’état du bien au moment de la vente — rénové ou à refaire — n’est pas non plus précisé, alors qu’il influe directement sur le prix.

Par ailleurs, les données les plus récentes ne sont disponibles qu’avec un décalage de plusieurs mois, le temps que les actes notariés soient enregistrés et compilés par l’administration fiscale. La dernière mise à jour d’octobre 2026 couvre le premier semestre de l’année, ce qui signifie que les ventes conclues en été ou en automne ne seront visibles qu’au printemps suivant.

Enfin, trois territoires restent hors périmètre : l’Alsace, la Moselle et Mayotte, en raison de régimes fonciers distincts hérités de l’histoire.

Que faire de cette information une fois qu’on l’a sous les yeux ?

Savoir ce que le voisin a payé ne sert à rien si l’on ne sait pas comment exploiter cette information. Pour un vendeur, c’est l’occasion d’ajuster son prix de départ en fonction des transactions récentes, plutôt que de partir sur une base trop haute qui finira par décourager les acheteurs. Pour un acheteur, c’est un argument de poids lors de la négociation : difficile pour un vendeur de justifier un prix supérieur de 15 % à celui pratiqué trois mois plus tôt dans la même rue.

Les agences immobilières elles-mêmes utilisent ces données pour établir leurs estimations, même si elles ne le disent pas toujours clairement. En tant que particulier, disposer de ces chiffres avant même de pousser la porte d’une agence rééquilibre le rapport de force et permet d’arriver à la table de négociation avec des arguments factuels.

La prochaine publication de l’indice Notaires-Insee, portant sur le troisième trimestre 2026, est attendue le 24 novembre 2026 et permettra d’affiner encore cette lecture du marché. En attendant, chaque propriétaire ou futur acquéreur peut vérifier gratuitement ce que ses voisins ont réellement payé, et ajuster sa propre stratégie en conséquence.

Questions fréquentes

La base DVF est-elle vraiment gratuite et sans inscription ?

Oui, l’accès aux portails app.dvf.etalab.gouv.fr et explore.data.gouv.fr/immobilier est totalement gratuit et ne nécessite aucune création de compte. Les données sont publiées sous licence ouverte par la Direction générale des Finances publiques.

Puis-je connaître l’identité de l’acheteur ou du vendeur ?

Non, aucune information personnelle ne figure dans la base DVF. Seuls le prix, la date, l’adresse précise, le type de bien et sa surface sont rendus publics. La confidentialité des parties à la transaction est garantie.

Les données couvrent-elles toute la France ?

La base DVF couvre l’ensemble de la France métropolitaine et les départements d’outre-mer, à l’exception de l’Alsace, de la Moselle et de Mayotte, qui disposent d’un régime foncier spécifique.

À quelle fréquence la base est-elle mise à jour ?

La base DVF fait l’objet de deux mises à jour par an, publiées par l’administration fiscale. La dernière actualisation a eu lieu en octobre 2026 et couvre les transactions enregistrées au premier semestre de l’année.

Peut-on consulter des transactions de plus de cinq ans ?

Non, la base DVF ne remonte que sur les cinq dernières années glissantes. Au-delà de cette période, les données ne sont plus accessibles via les portails publics.

L’étage d’un appartement est-il indiqué dans la base DVF ?

Non, la base DVF ne précise jamais l’étage d’un appartement, ce qui peut limiter la précision des comparaisons dans les immeubles où l’étage influe fortement sur le prix.