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Bien-être

Avant fin octobre, ce conduit négligé de la maison doit être nettoyé, sinon vos soirées au coin du feu tournent au drame

En bref

Le conduit de cheminée doit être nettoyé avant fin octobre pour éviter les feux de conduit et l'intoxication au monoxyde de carbone causés par l'accumulation de suie, de créosote et d'obstructions.

Trois points à retenir

  1. Un conduit encrassé peut provoquer un feu de conduit avec des températures extrêmes ou favoriser l'accumulation de monoxyde de carbone dans les pièces de vie.
  2. Le ramonage professionnel doit être effectué avant fin octobre car les plannings des ramoneurs affichent complet à partir de novembre.
  3. Les cheminées au gaz nécessitent aussi un entretien annuel pour vérifier les brûleurs et le système d'évacuation, même sans production de suie.

La réponse en bref

Le conduit de cheminée doit être nettoyé avant fin octobre pour prévenir les risques d'incendie et d'intoxication au monoxyde de carbone liés à l'accumulation de suie et de créosote.

Pourquoi nettoyer sa cheminée avant la fin octobre

Les premières soirées fraîches s’installent, le plaid retrouve sa place sur le canapé, et l’envie d’un feu crépitant dans le salon se fait sentir. Beaucoup de familles sortent leurs bûches du garage, soulèvent une trappe et craquent une allumette… sans penser à un détail pourtant crucial. Avant de rallumer quoi que ce soit, un endroit précis de la maison exige une attention immédiate.

Cet endroit, c’est la cheminée — et plus particulièrement son conduit. Invisible au quotidien, il concentre pourtant tous les risques : suie accumulée, dépôts de créosote, nids d’oiseaux, fissures discrètes dans la maçonnerie. Ces éléments peuvent transformer une soirée cocooning en départ de feu ou en intoxication grave. Agir avant le 31 octobre, c’est prendre une longueur d’avance sur l’hiver.

Les dangers concrets d’un conduit encrassé

Un foyer à bois utilisé tout l’hiver laisse dans le conduit une couche de suie et de créosote, un résidu hautement inflammable. Le Chimney Safety Institute of America est clair sur ce point : « Il faut faire inspecter sa cheminée au moins une fois par an et la faire nettoyer dès que nécessaire », conformément à la norme NFPA 211. En cas de feu de conduit, les températures atteignent des niveaux extrêmes susceptibles de fissurer la maçonnerie de l’intérieur.

Un conduit partiellement bouché pose également un problème de tirage. Les organismes américains de sécurité alertent sur le fait qu’un mauvais tirage favorise les retours de fumées et l’accumulation de monoxyde de carbone dans les pièces de vie — un gaz inodore mais potentiellement mortel. Sans compter qu’à partir de novembre, les plannings des ramoneurs affichent complet, laissant parfois les foyers inutilisables pendant plusieurs semaines.

Cheminée à bois : le grand nettoyage d’automne

La première règle est absolue : tout doit être parfaitement froid avant de commencer. On retire les bûches résiduelles, les braises éteintes et les morceaux de suie à l’aide d’une pelle et d’une balayette réservées à cet usage. L’U.S. Fire Administration précise qu’« il faut déposer les cendres dans un récipient métallique muni d’un couvercle, placé à l’extérieur, à au moins trois mètres de toute construction », le temps qu’elles soient totalement inoffensives.

Une fois le foyer vidé, les parois et le fond peuvent être brossés avec un produit adapté au matériau. La vitre du foyer nécessite elle aussi un nettoyage soigneux, en évitant impérativement les éponges abrasives qui la rayent. Ce moment de nettoyage est également idéal pour un contrôle rapide :

  • Inspection de la chambre de combustion à la recherche de fissures ou de joints effrités
  • Vérification du clapet, qui doit s’ouvrir et se fermer sans effort
  • Repérage visuel de tout dépôt anormal sur les parois

Ramonage professionnel et cheminées au gaz : ce qu’il ne faut pas négliger

Ce que l’œil ne peut pas voir dans le conduit reste l’affaire d’un professionnel. Un ramoneur qualifié contrôle le tubage, la maçonnerie, les joints, le clapet, le chapeau de cheminée et mesure précisément l’épaisseur des dépôts. Le Chimney Safety Institute of America recommande une inspection annuelle de la cheminée, assortie d’un ramonage dès que l’accumulation le justifie. Prendre rendez-vous avant la fin octobre laisse une marge confortable en cas de réparations imprévues.

Pour une cheminée au gaz, les enjeux diffèrent mais restent bien réels. L’appareil ne génère ni cendres ni créosote, mais il accumule poussière et poils d’animaux, et ses brûleurs ou son système d’allumage peuvent se dérégler. Les spécialistes conseillent de nettoyer uniquement les surfaces accessibles et la vitre, sans jamais toucher aux brûleurs ni aux branchements. La vérification des arrivées de gaz et du système d’évacuation doit impérativement être confiée à un technicien qualifié.